Can I have some cheese please Louise?

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Et mes vaches? Elle sont pas belles mes vaches? Elles sont là, tranquillement, dans leur bout de champ à respirer l’air pur d’Auvergne.

Vous les regardez et on en oublie presque ce que ça peut faire une vache. Michel et Augustin vous le diront, ça se boit une vache! Ça se met en boite, en cube,  en bouteille, à la vanille, à la framboise, au piment d’Espelette et j’en passe.

http://www.micheletaugustin.com/noschouettesrecettes/vaches.php

On les aime bien Michel et Augustin, avec leur esprit sympathique et leurs jeux de mots ludiques à tendances pédagogiques. « Et la vache elle mélange les fram-fram, les boi-boises avec le lait et elle verse tout dans le po-pot! »

Le résultat est là, les produits sont de qualité et on se ré-ré on se ga-gale, on se régale. Certes.

Mais arrêtons de prendre les vaches pour des sottes. Les framboises on les aime surtout fraiches et quand elles accompagnent un bon plateau de fromage. Et qu’est ce qu’elles font les vaches? On y vient…

fromagerie

« Il est bien crémeux mon Saint-Nectaire ma p’tite dame… »

Fromager à l’accent et au physique de l’emploi, qui pourtant est sûrement plus parisien que vous et moi réunis. Mais on l’adore notre fromager du marché des Enfants Rouges, de la rue de Lévis ou de la rue Montorgueil. Il nous donne l’impression de partir en week-end.

Qu’elle est exquise cette légèreté avec laquelle nous gambadons à l’encontre de cette odeur du terroir. Muni de notre petit panier « so chic » acheté dans le Marais, allons nous-en le remplir de Saint-Marcellin, de bleu d’Auvergne et de Cantal.

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Passons rapidement récupérer quelques feuilles de salade chez André, une tradition pas trop cuite chez Josiane et une bouteille de Pic Saint Loup chez Victor. A priori à partir de maintenant, tout être humain normalement constitué doit se sentir concerné par ces quelques lignes.

Qu’importe la branchitude du marché d’où l’on vient, le charme de Josiane la boulangère ou de Victor notre caviste hipsterisé, nous sommes désormais forcés de nous rendre à l’évidence…la « subtile » odeur émanant du fond de notre panier commence à sérieusement perturber notre concentration générale.

Au diable les mondanités…il est temps de rendre hommage à ces vaches (et autres mammifères des prés) qui du fin fond de leur Auvergne ne demandent qu’à nous séduire de la même façon que leur fromage fut affiné…à savoir…naturellement.

 

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À propos

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A Rosie Tomboy is a 25 year old french girl who likes to drink her Corona out of the bottle with her bro as much as she loves to have a cup of tea with her girls.

« Ce n’est pas une fille que j’ai eu! C’est un quatrième garçon! »

Combien de fois ai-je entendu cette phrase dans la bouche de ma mère…

Devrais-je la plaindre d’avoir eu une fille passionnée davantage par les variétés de fromage que par les produits de beauté?

Elle en rigole et s’en réjouit finalement car sa fille est une bonne vivante.

Le lien de cette anecdote avec ce qui va suivre?

Lassée d’être si souvent déçue par des modes culinaires où l’on se perd tant nous sommes coocoonés dans des univers ultra sophistiqués…je me rebelle intérieurement, ayant moi-même été prise au piège à plusieurs reprises.

Aujourd’hui chaque cuisine a un nom, un style, un concept. Le concept d’avoir un concept dans la cuisine est un super concept. Au secours.

Tant d’adresses nous sont conseillées pour une architecture, pour une déco, pour un nom ou un lieu mythique. On le découvre avant tout le monde et on l’adore.

On en parle.

« Mais c’est gé-niaaaaaaaaal!!! ».. « Et c’était bon? T’as mangé quoi? ».. « Oui ca va, je sais plus ce que j’ai pris..y’avait un plat avec du poisson je crois et une espèce de mousse…enfin bref on s’en fout c’était tellement blindé de monde! »

Et dans quelques mois on n’en parlera plus car la mode du lieu étant passée, sa cuisine passable en sera tout aussi vite oubliée…

Je ne dis pas non au beau, je suis pour l’élégance et la simplicité.

Back to basics and Less is more. Telles sont mes devises. Arrêtons les manières qui nous fatiguent tant elles sont éphémères.

Je ne bannis pas émulsions de cheesecakes et autres jus détox gingembre-ananas-concombre-basilic-wasabi.

Disons simplement que je me concentrerai davantage sur un bon boeuf bourguignon accompagné de son verre de Brouilly.

L’indémodable n’est il pas finalement ce qui rassure l’être humain? Car admettons-le..on ne se lassera jamais, jamais, jamais d’une tartine de Saint-Nectaire pour le gouter. Jamais.

Enchantée et merci de me lire.

Rosie Rose