Strada Café, la pause, la vraie.

Enfin les vrais premiers rayons de soleil s’imposent dans la capitale. Autour de la rue du temple (Paris 3 ème), l’air est doux et les rues sont calmes.

Pas de touristes encombrants ou d’excités du volant…juste quelques habitués du quartier qui se baladent l’air paisible. D’une galerie d’art au jardin du Musée des Archives, on se laisse bercer par cette atmosphère rassurante et presque déstabilisante tant il est rare d’y être confrontée.

On serait presque tenté de troquer le combo deluxe café/clope express du bistrot parisien (qu’on aime malgré tout) contre une vraie pause dans le temps. Voire dans l’espace.

Guidée par le hasard (et accessoirement par un ami du quartier…), je m’arrête devant ce petit coffee shop à la devanture subtilement discrète.

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Passé le pas de la porte, je me retrouve en un temps record à mi-chemin entre la Californie de Clint Eastwood (Carmel) et le Cap Ferret de Canet et de ses petits mouchoirs. À la fois surfer chic et organic hipster (car il en faut toujours un peu), l’esprit chaleureux de la déco et de l’accueil nous propulse hors de la capitale.

Des planches en bois soutiennent au mur quelques jolies photos en accord avec l’ambiance. Un fond musical accompagne le rythme détendu des serveurs qui jonglent entre préparation de cafés, de jus et autres douceurs en tous genres.

Quelques fruits et légumes posés sur le comptoir confirment mon impression de healthy mood. Ici, tout est frais et fait maison. Je fais connaissance avec le serveur.

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Le coffee shop porte bien son nom, leur spécialité: le café, sous toutes ses formes. « On trouve peu d’endroits à Paris et en France où les gens ont une vraie culture du café » me déclare-t’il. Certes curieuse de découvrir cette « culture du café », la mienne étant réduite à « un allongé sil-vous-plait », il fait chaud, il est 16h, mon envie de fruits et de fraicheur dépasse ma curiosité.  Mille excuses. Je reviendrai…

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Car au delà du coffee shop, doté d’une petite cuisine et d’une dizaine de tables, le lieu permet de se restaurer et de s’installer confortablement. Tout a été pensé pour que puissiez flâner sans appréhension des embouteillages post-day at the beach, vous êtes en plein cœur de Paris.

Strada Café, ouvert tous les jours entre 8h et 18h (9h30 le week-end)

94 rue du Temple -75003 Paris

01 44 61 09 28

 

Red is the color of the day

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As most of us will probably notice it today, summer is on the table!

Coupe de fraises du jardin à débordement, breakfast à l’anglaise et scones maison, vacherin au fruits rouges en préparation et enfin summer smoothie capricieux au bord de la piscine…

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A very, very British tablée…

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Un débat sur le « concept » du smoothie me titille. A venir. Il sait se faire désirer.

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Can I have some cheese please Louise?

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Et mes vaches? Elle sont pas belles mes vaches? Elles sont là, tranquillement, dans leur bout de champ à respirer l’air pur d’Auvergne.

Vous les regardez et on en oublie presque ce que ça peut faire une vache. Michel et Augustin vous le diront, ça se boit une vache! Ça se met en boite, en cube,  en bouteille, à la vanille, à la framboise, au piment d’Espelette et j’en passe.

http://www.micheletaugustin.com/noschouettesrecettes/vaches.php

On les aime bien Michel et Augustin, avec leur esprit sympathique et leurs jeux de mots ludiques à tendances pédagogiques. « Et la vache elle mélange les fram-fram, les boi-boises avec le lait et elle verse tout dans le po-pot! »

Le résultat est là, les produits sont de qualité et on se ré-ré on se ga-gale, on se régale. Certes.

Mais arrêtons de prendre les vaches pour des sottes. Les framboises on les aime surtout fraiches et quand elles accompagnent un bon plateau de fromage. Et qu’est ce qu’elles font les vaches? On y vient…

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« Il est bien crémeux mon Saint-Nectaire ma p’tite dame… »

Fromager à l’accent et au physique de l’emploi, qui pourtant est sûrement plus parisien que vous et moi réunis. Mais on l’adore notre fromager du marché des Enfants Rouges, de la rue de Lévis ou de la rue Montorgueil. Il nous donne l’impression de partir en week-end.

Qu’elle est exquise cette légèreté avec laquelle nous gambadons à l’encontre de cette odeur du terroir. Muni de notre petit panier « so chic » acheté dans le Marais, allons nous-en le remplir de Saint-Marcellin, de bleu d’Auvergne et de Cantal.

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Passons rapidement récupérer quelques feuilles de salade chez André, une tradition pas trop cuite chez Josiane et une bouteille de Pic Saint Loup chez Victor. A priori à partir de maintenant, tout être humain normalement constitué doit se sentir concerné par ces quelques lignes.

Qu’importe la branchitude du marché d’où l’on vient, le charme de Josiane la boulangère ou de Victor notre caviste hipsterisé, nous sommes désormais forcés de nous rendre à l’évidence…la « subtile » odeur émanant du fond de notre panier commence à sérieusement perturber notre concentration générale.

Au diable les mondanités…il est temps de rendre hommage à ces vaches (et autres mammifères des prés) qui du fin fond de leur Auvergne ne demandent qu’à nous séduire de la même façon que leur fromage fut affiné…à savoir…naturellement.

 

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C’est quoi le concept de ton poulet?

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Qu’il est beau mon poulet, ma poulette, ma dinde, ma cocotte…

Ah tiens « Ma cocotte »! Celle de Starck, à Saint-Ouen. On y est allé, on a attendu, on y est retourné, et re-attendu, soyons persévérants, nous l’aurons cette table!

« ma cocotte ne se décrit pas. ma cocotte se vit. Peu de théorie, pas de style, pas de mode. Juste une envie cristalline. » dixit Philippe Starck.

J’aime cette phrase mais je lui en veux légèrement de l’avoir utilisée pour ce lieu. Car c’est un lieu avant tout justement. Plus qu’une cuisine. Plus qu’un gout ou une référence culinaire.

Et pourtant durant de longs mois le tout Paris ne jurait que par ce LIEU, mentionnant principalement l’architecte Starck et non pas le nom de son chef Yannick Papin.

Comme beaucoup d’autres food addict de ma génération, je me suis naturellement laissée tenter par ma curiosité mais surtout par mon envie, mon désir, mon obsession d’être à la page culinairement parlant! Hors de question que je ne puisse pas clamer haut et fort « Ma cocotte? Le dernier de Starck? Évidemment, j’y suis allée il y a un moment déjà! »

Je suis tombée dans le piège. Deux fois. Résultat: je ne me souviens plus de ce que j’ai mangé…

En revanche je me souviens effectivement d’un lieu superbe, du beau monde attablé, d’une note légèrement salée et d’une attente interminable.

Et l’assiette? Pourquoi un tel black out???

Le poulet que j’ai commandé n’était-il pas assez bien habillé? Aurait-il du venir avec ses jolies copines les carottes confites plutôt qu’avec ses copains habituels rôtis au four? L’aurais-je recalé dès son arrivée pour manque de style ou d’originalité?

Le concept de mon poulet ne devait pas être à la hauteur. Frustration extrême. Il aurait mérité plus d’attention, nous l’avons négligé et bientôt on l’aura officiellement oublié.

Voilà pourquoi il est important, si véritable amour de la cuisine est, de ne jamais confondre cette dernière avec une simple mode ou un concept du moment.

Appelons un chat, un chat, une oeuvre d’art, une oeuvre d’art et un bon poulet rôti…..UN BON POULET RÔTI.

 

 

Pierrot, notre cher ami Pierrot- Paris 2ème

Chez Pierrot…
Du bonheur, du bonheur, du bonheur…
Très français…a la fois très sud-ouest et très parisien. Familial et sophistiqué, de bon gout mais sans manières, on peut y venir sur son 31 mais se sentir comme à la maison.

Le personnel, bien que souvent débordé, ne se laisse pas envahir par la tension ou la folie des rush. Toujours un vrai sourire et l’attention qu’il faut pour le client.

A la carte, de la viande et du poisson sous toutes leurs formes. Des recettes authentiques élaborées avec raffinement. Les frites maisons peuvent se manger avec les doigts, tout en sirotant élégamment une bonne bouteille de rouge.

Et quand vient le dessert…la fierté gastronomique de la France atteint son paroxysme.  Des pâtisseries faites maison, cela va sans dire, d’une qualité exquise. Toujours en respectant la tradition (éclairs, tartes, mille feuilles, profiteroles, crèmes brûlées, etc), chaque nouvelle bouchée se vit comme un retour vers le futur tellement il est inenvisageable de vivre sans retourner Chez Pierrot.

Pierrot – ouvert du lundi au samedi midi et soir
18 rue Etienne Marcel
75002 Paris
métro Etienne Marcel (4) ou Sentier (3)
01 45 08 00 10
 
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À propos

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A Rosie Tomboy is a 25 year old french girl who likes to drink her Corona out of the bottle with her bro as much as she loves to have a cup of tea with her girls.

« Ce n’est pas une fille que j’ai eu! C’est un quatrième garçon! »

Combien de fois ai-je entendu cette phrase dans la bouche de ma mère…

Devrais-je la plaindre d’avoir eu une fille passionnée davantage par les variétés de fromage que par les produits de beauté?

Elle en rigole et s’en réjouit finalement car sa fille est une bonne vivante.

Le lien de cette anecdote avec ce qui va suivre?

Lassée d’être si souvent déçue par des modes culinaires où l’on se perd tant nous sommes coocoonés dans des univers ultra sophistiqués…je me rebelle intérieurement, ayant moi-même été prise au piège à plusieurs reprises.

Aujourd’hui chaque cuisine a un nom, un style, un concept. Le concept d’avoir un concept dans la cuisine est un super concept. Au secours.

Tant d’adresses nous sont conseillées pour une architecture, pour une déco, pour un nom ou un lieu mythique. On le découvre avant tout le monde et on l’adore.

On en parle.

« Mais c’est gé-niaaaaaaaaal!!! ».. « Et c’était bon? T’as mangé quoi? ».. « Oui ca va, je sais plus ce que j’ai pris..y’avait un plat avec du poisson je crois et une espèce de mousse…enfin bref on s’en fout c’était tellement blindé de monde! »

Et dans quelques mois on n’en parlera plus car la mode du lieu étant passée, sa cuisine passable en sera tout aussi vite oubliée…

Je ne dis pas non au beau, je suis pour l’élégance et la simplicité.

Back to basics and Less is more. Telles sont mes devises. Arrêtons les manières qui nous fatiguent tant elles sont éphémères.

Je ne bannis pas émulsions de cheesecakes et autres jus détox gingembre-ananas-concombre-basilic-wasabi.

Disons simplement que je me concentrerai davantage sur un bon boeuf bourguignon accompagné de son verre de Brouilly.

L’indémodable n’est il pas finalement ce qui rassure l’être humain? Car admettons-le..on ne se lassera jamais, jamais, jamais d’une tartine de Saint-Nectaire pour le gouter. Jamais.

Enchantée et merci de me lire.

Rosie Rose