HÖJA: le nouveau nid douillet du Marais?

Image

Deux architectes et un professionnel de la pâtisserie, l’amour de la culture scandinave, de la nature et des voyages, un emplacement idéal dans le cœur du Marais, bim-bam-boum, HÖJA voit le jour.

Ouvert depuis une dizaine de jours seulement, Ana, la manager, nous donne l’impression d’être la doyenne du quartier tant son accueil est chaleureux.

Image

Au delà de son sourire qui s’est largement répandu sur tous les visages pénétrant les lieux, elle réussit à transmettre les valeurs phares de sa cuisine et de son établissement: de la qualité, de la qualité et de la qualité! Grâce à son chef pâtissier et son cuisinier, le choix entre l’assiette du moment, les sandwiches, salades ou pâtisseries est à l’image du jour et de la saison: rayonnant de subtilité.

Image

Au premier abord on a envie de leur reprocher d’avoir pensé trop petit au vu du nombre de places assises limitées, mais Ana et son équipe nous ont devancés…En effet, un salon à l’étage, tout aussi charmant que le rez de chaussé, attend les plus cosy et les plus délicats d’entre nous.

Image

Ne partons surtout pas les mains vides, petit spot épicerie à coté de la caisse, histoire de bien devenir addict et de revenir vite pour les prochaines découvertes.

Image

 

HÖJA, 97 rue vieille du temple
75003 Paris

Ouvert du mardi au dimanche.

Can I have some cheese please Louise?

Image

Et mes vaches? Elle sont pas belles mes vaches? Elles sont là, tranquillement, dans leur bout de champ à respirer l’air pur d’Auvergne.

Vous les regardez et on en oublie presque ce que ça peut faire une vache. Michel et Augustin vous le diront, ça se boit une vache! Ça se met en boite, en cube,  en bouteille, à la vanille, à la framboise, au piment d’Espelette et j’en passe.

http://www.micheletaugustin.com/noschouettesrecettes/vaches.php

On les aime bien Michel et Augustin, avec leur esprit sympathique et leurs jeux de mots ludiques à tendances pédagogiques. « Et la vache elle mélange les fram-fram, les boi-boises avec le lait et elle verse tout dans le po-pot! »

Le résultat est là, les produits sont de qualité et on se ré-ré on se ga-gale, on se régale. Certes.

Mais arrêtons de prendre les vaches pour des sottes. Les framboises on les aime surtout fraiches et quand elles accompagnent un bon plateau de fromage. Et qu’est ce qu’elles font les vaches? On y vient…

fromagerie

« Il est bien crémeux mon Saint-Nectaire ma p’tite dame… »

Fromager à l’accent et au physique de l’emploi, qui pourtant est sûrement plus parisien que vous et moi réunis. Mais on l’adore notre fromager du marché des Enfants Rouges, de la rue de Lévis ou de la rue Montorgueil. Il nous donne l’impression de partir en week-end.

Qu’elle est exquise cette légèreté avec laquelle nous gambadons à l’encontre de cette odeur du terroir. Muni de notre petit panier « so chic » acheté dans le Marais, allons nous-en le remplir de Saint-Marcellin, de bleu d’Auvergne et de Cantal.

panier

Passons rapidement récupérer quelques feuilles de salade chez André, une tradition pas trop cuite chez Josiane et une bouteille de Pic Saint Loup chez Victor. A priori à partir de maintenant, tout être humain normalement constitué doit se sentir concerné par ces quelques lignes.

Qu’importe la branchitude du marché d’où l’on vient, le charme de Josiane la boulangère ou de Victor notre caviste hipsterisé, nous sommes désormais forcés de nous rendre à l’évidence…la « subtile » odeur émanant du fond de notre panier commence à sérieusement perturber notre concentration générale.

Au diable les mondanités…il est temps de rendre hommage à ces vaches (et autres mammifères des prés) qui du fin fond de leur Auvergne ne demandent qu’à nous séduire de la même façon que leur fromage fut affiné…à savoir…naturellement.

 

20140531-193305-70385499.jpg