À chacun sa canicule

Pendant que certains d’entre vous dansaient comme des petits fous au Weather Festival (www.weatherfestival.fr), ou se faisaient ventiler au Brunch Bazar du Carreau du Temple (http://www.brunchbazar.com/), d’autres ont passé leur week-end à se battre pour une place à l’ombre au jardin des Tuileries tout en évitant les averses de grêlons.

En ce qui me concerne, j’ai décidé de m’offrir un retour aux sources à la campagne. Il n’en fait pas moins chaud, je vous l’accorde. Mais un 30 degrés au grand air, au bord de la piscine avec une coupe de champagne à la main, au risque de paraitre snobe, ça me parait être un bon compromis.

Image

19h, le soleil nous donne enfin le signal, nous pouvons boire et manger sans craindre la sentence lourde et fatale de la chaleur. Je découvre une nouvelle richesse du terroir: la terrine de chevreuil. Faite maison, servie en tartine avec une pincée de fleur de sel, la coupe glacée de champagne qui l’accompagne ne saurait mieux tomber.

Image

Parce qu’on est vraiment à la campagne et que je ne fais pas les choses à moitié, nous nous devons de composer le repas en fonction de ce que nous avons dans le potager. Salades, tomates, courgettes…? On va s’organiser. Ici, l’épicier du coin ouvert un jour férié jusqu’à 22h, ça n’existe pas. Soyons créatifs.

Image

La pasta aux légumes du jardin, basilic, parmesan…encore un classique dont on ne se lasse jamais. À table.

Ok l’auvergnat ne connait pas l’épicier de nuit, mais l’auvergnat a toujours, mais vraiment TOUJOURS du fromage dans son frigo. Et jamais, je dis bien JAMAIS il ne finit son repas sans son rituel salade-vin-fromage.

Image

Les observateurs remarqueront les poules qui se baladent dans le fond. Avis aux mauvais esprits, je ne les ai pas louées pour la séance photo. Elles font bel et bien partie du décor.

Le week-end touche tranquillement à sa fin..Profitons des quelques dernières brises d’air pur avant de retrouver le four sous les toits qui me sert d’appartement.

Image

 

 

Illustration magistrale: la côte de bœuf

Saucisson auvergnat? Check.
Radis du potager? Double Check.
Côte de bœuf du dimanche soir? … Ou du jeudi .. Check majeur.

Posée dans son plat, elle attend sagement d’être cuite au feu de bois.
C’est comme ça qu’on l’aime. Rarement elle nous déçoit.
Voilà l’exemple dans toute sa splendeur d’un indémodable dans la cuisine.

À ne jamais négliger. La côte de bœuf du dimanche soir.

20140530-173421-63261254.jpg

À propos

223680_10150266587053071_509963070_7594738_1871484_n

A Rosie Tomboy is a 25 year old french girl who likes to drink her Corona out of the bottle with her bro as much as she loves to have a cup of tea with her girls.

« Ce n’est pas une fille que j’ai eu! C’est un quatrième garçon! »

Combien de fois ai-je entendu cette phrase dans la bouche de ma mère…

Devrais-je la plaindre d’avoir eu une fille passionnée davantage par les variétés de fromage que par les produits de beauté?

Elle en rigole et s’en réjouit finalement car sa fille est une bonne vivante.

Le lien de cette anecdote avec ce qui va suivre?

Lassée d’être si souvent déçue par des modes culinaires où l’on se perd tant nous sommes coocoonés dans des univers ultra sophistiqués…je me rebelle intérieurement, ayant moi-même été prise au piège à plusieurs reprises.

Aujourd’hui chaque cuisine a un nom, un style, un concept. Le concept d’avoir un concept dans la cuisine est un super concept. Au secours.

Tant d’adresses nous sont conseillées pour une architecture, pour une déco, pour un nom ou un lieu mythique. On le découvre avant tout le monde et on l’adore.

On en parle.

« Mais c’est gé-niaaaaaaaaal!!! ».. « Et c’était bon? T’as mangé quoi? ».. « Oui ca va, je sais plus ce que j’ai pris..y’avait un plat avec du poisson je crois et une espèce de mousse…enfin bref on s’en fout c’était tellement blindé de monde! »

Et dans quelques mois on n’en parlera plus car la mode du lieu étant passée, sa cuisine passable en sera tout aussi vite oubliée…

Je ne dis pas non au beau, je suis pour l’élégance et la simplicité.

Back to basics and Less is more. Telles sont mes devises. Arrêtons les manières qui nous fatiguent tant elles sont éphémères.

Je ne bannis pas émulsions de cheesecakes et autres jus détox gingembre-ananas-concombre-basilic-wasabi.

Disons simplement que je me concentrerai davantage sur un bon boeuf bourguignon accompagné de son verre de Brouilly.

L’indémodable n’est il pas finalement ce qui rassure l’être humain? Car admettons-le..on ne se lassera jamais, jamais, jamais d’une tartine de Saint-Nectaire pour le gouter. Jamais.

Enchantée et merci de me lire.

Rosie Rose