L’heure de se mettre à table au Garde Temps…

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J’ai longuement réfléchi à un jeu de mots en référence au fait qu’il « était temps de prendre le temps d’aller au Garde Temps » (…), mais je me suis rapidement remise dans le droit chemin car admettons le..limite limite comme intro. Loin de moi l’envie d’associer un mauvais jeu de mots à un lieu tel que celui-ci….mais finalement j’assume et décide de ne pas supprimer ce paragraphe.

J’ai découvert le Garde-Temps  il y a quelques années. Ouvert en 2011, le chef Pierre Siewe et son équipe ont largement eu le temps de faire leurs preuves auprès des parisiens et de la presse. Mais pour ceux qui n’ont pas encore eu l’opportunité de s’y rendre, voici un petit avant goût.

Direction sud de Pigalle, en plein cœur du triangle fétiche du 9ème Carmen/Mansart/Bus Palladium (au cas où vous auriez envie d’enchainer après dîner).

Le lieu? Chic sans prétention. De la brique, de la pierre, un beau comptoir, un carrelage impeccable. Une association de valeurs sûres qui rendent le lieu chaleureux juste comme il faut.

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Midi moins cinq, les tables sont dressées, ça s’active en cuisine et ça « fignole » en salle…

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Le « labo des saveurs »…quelle expression idéale pour nommer la pièce où toute la magie a lieu.

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La cuisine de Pierre Siewe? Une cuisine française du marché, assaisonnée d’une très subtile pointe d’exotisme, en rapport aux origines camerounaises du chef. Toujours en accord avec les saisons, le chef varie entre viandes et poissons, accompagnés de légumes frais sous toutes leurs formes.

Salade de poulpe et crémeux haddock, gigot d’agneau rhubarbe confite et purée de carottes au foin, riz de veau doré au beurre petits pois et fèves, l’éternelle côte de bœuf à partager avec ses pommes de terre au four…

Côté dessert, en ce moment de belles compositions avec beaucoup de fruits, un peu de chocolat pour les gourmands… Bref, un vrai hommage à la cuisine française sans pour autant tomber dans le trop classique.

Belle sélection de vins pour les connaisseurs. Le petit plus: l’accès à la cave au fond du restaurant ce qui permet aux plus curieux de se rincer l’œil (et ce n’est pas peu dire…).

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En ce qui concerne les prix, au vu de la qualité des produits et du lieu, vous n’en repartirez pas frustrés. Je vous conseille toutefois d’opter pour la formule qui reste très intéressante surtout le midi (Entrée+Plat ou Plat+Dessert: 17 euros).  Pour le soir, formules entre 26 et 33 euros.

À savoir, le samedi soir pas de menu, pas de carte, à la place le chef vous propose un assortiment de petites assiettes toutes aussi étonnantes les unes que les autres.

Le Garde Temps – ouvert du lundi au vendredi et samedi soir

19 bis rue Pierre Fontaine

75009 Paris

09-81-48-50-55 (réservation conseillée)

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Strada Café, la pause, la vraie.

Enfin les vrais premiers rayons de soleil s’imposent dans la capitale. Autour de la rue du temple (Paris 3 ème), l’air est doux et les rues sont calmes.

Pas de touristes encombrants ou d’excités du volant…juste quelques habitués du quartier qui se baladent l’air paisible. D’une galerie d’art au jardin du Musée des Archives, on se laisse bercer par cette atmosphère rassurante et presque déstabilisante tant il est rare d’y être confrontée.

On serait presque tenté de troquer le combo deluxe café/clope express du bistrot parisien (qu’on aime malgré tout) contre une vraie pause dans le temps. Voire dans l’espace.

Guidée par le hasard (et accessoirement par un ami du quartier…), je m’arrête devant ce petit coffee shop à la devanture subtilement discrète.

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Passé le pas de la porte, je me retrouve en un temps record à mi-chemin entre la Californie de Clint Eastwood (Carmel) et le Cap Ferret de Canet et de ses petits mouchoirs. À la fois surfer chic et organic hipster (car il en faut toujours un peu), l’esprit chaleureux de la déco et de l’accueil nous propulse hors de la capitale.

Des planches en bois soutiennent au mur quelques jolies photos en accord avec l’ambiance. Un fond musical accompagne le rythme détendu des serveurs qui jonglent entre préparation de cafés, de jus et autres douceurs en tous genres.

Quelques fruits et légumes posés sur le comptoir confirment mon impression de healthy mood. Ici, tout est frais et fait maison. Je fais connaissance avec le serveur.

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Le coffee shop porte bien son nom, leur spécialité: le café, sous toutes ses formes. « On trouve peu d’endroits à Paris et en France où les gens ont une vraie culture du café » me déclare-t’il. Certes curieuse de découvrir cette « culture du café », la mienne étant réduite à « un allongé sil-vous-plait », il fait chaud, il est 16h, mon envie de fruits et de fraicheur dépasse ma curiosité.  Mille excuses. Je reviendrai…

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Car au delà du coffee shop, doté d’une petite cuisine et d’une dizaine de tables, le lieu permet de se restaurer et de s’installer confortablement. Tout a été pensé pour que puissiez flâner sans appréhension des embouteillages post-day at the beach, vous êtes en plein cœur de Paris.

Strada Café, ouvert tous les jours entre 8h et 18h (9h30 le week-end)

94 rue du Temple -75003 Paris

01 44 61 09 28

 

C’est quoi le concept de ton poulet?

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Qu’il est beau mon poulet, ma poulette, ma dinde, ma cocotte…

Ah tiens « Ma cocotte »! Celle de Starck, à Saint-Ouen. On y est allé, on a attendu, on y est retourné, et re-attendu, soyons persévérants, nous l’aurons cette table!

« ma cocotte ne se décrit pas. ma cocotte se vit. Peu de théorie, pas de style, pas de mode. Juste une envie cristalline. » dixit Philippe Starck.

J’aime cette phrase mais je lui en veux légèrement de l’avoir utilisée pour ce lieu. Car c’est un lieu avant tout justement. Plus qu’une cuisine. Plus qu’un gout ou une référence culinaire.

Et pourtant durant de longs mois le tout Paris ne jurait que par ce LIEU, mentionnant principalement l’architecte Starck et non pas le nom de son chef Yannick Papin.

Comme beaucoup d’autres food addict de ma génération, je me suis naturellement laissée tenter par ma curiosité mais surtout par mon envie, mon désir, mon obsession d’être à la page culinairement parlant! Hors de question que je ne puisse pas clamer haut et fort « Ma cocotte? Le dernier de Starck? Évidemment, j’y suis allée il y a un moment déjà! »

Je suis tombée dans le piège. Deux fois. Résultat: je ne me souviens plus de ce que j’ai mangé…

En revanche je me souviens effectivement d’un lieu superbe, du beau monde attablé, d’une note légèrement salée et d’une attente interminable.

Et l’assiette? Pourquoi un tel black out???

Le poulet que j’ai commandé n’était-il pas assez bien habillé? Aurait-il du venir avec ses jolies copines les carottes confites plutôt qu’avec ses copains habituels rôtis au four? L’aurais-je recalé dès son arrivée pour manque de style ou d’originalité?

Le concept de mon poulet ne devait pas être à la hauteur. Frustration extrême. Il aurait mérité plus d’attention, nous l’avons négligé et bientôt on l’aura officiellement oublié.

Voilà pourquoi il est important, si véritable amour de la cuisine est, de ne jamais confondre cette dernière avec une simple mode ou un concept du moment.

Appelons un chat, un chat, une oeuvre d’art, une oeuvre d’art et un bon poulet rôti…..UN BON POULET RÔTI.

 

 

Pierrot, notre cher ami Pierrot- Paris 2ème

Chez Pierrot…
Du bonheur, du bonheur, du bonheur…
Très français…a la fois très sud-ouest et très parisien. Familial et sophistiqué, de bon gout mais sans manières, on peut y venir sur son 31 mais se sentir comme à la maison.

Le personnel, bien que souvent débordé, ne se laisse pas envahir par la tension ou la folie des rush. Toujours un vrai sourire et l’attention qu’il faut pour le client.

A la carte, de la viande et du poisson sous toutes leurs formes. Des recettes authentiques élaborées avec raffinement. Les frites maisons peuvent se manger avec les doigts, tout en sirotant élégamment une bonne bouteille de rouge.

Et quand vient le dessert…la fierté gastronomique de la France atteint son paroxysme.  Des pâtisseries faites maison, cela va sans dire, d’une qualité exquise. Toujours en respectant la tradition (éclairs, tartes, mille feuilles, profiteroles, crèmes brûlées, etc), chaque nouvelle bouchée se vit comme un retour vers le futur tellement il est inenvisageable de vivre sans retourner Chez Pierrot.

Pierrot – ouvert du lundi au samedi midi et soir
18 rue Etienne Marcel
75002 Paris
métro Etienne Marcel (4) ou Sentier (3)
01 45 08 00 10
 
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